Lorsque l'on devient parent, il est difficile d'échapper aux publicités, aux conseils commerciaux ou aux discours marketing autour des laits infantiles, des biberons et des tétines. Pourtant, ces produits font l'objet d'un texte international unique : le Code international de commercialisation des substituts du lait maternel, adopté par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) en 1981.
Son objectif n'est pas d'interdire les préparations pour nourrissons. Il vise avant tout à protéger les familles contre les pratiques commerciales susceptibles d'influencer leurs choix d'alimentation, afin que chaque parent puisse prendre une décision éclairée, dans l'intérêt de son enfant.
Création du code : une réponse au recul mondial de l’allaitement
Dans les années 1970, l'OMS et l'UNICEF constatent une diminution de l'allaitement maternel dans de nombreux pays. Parmi les facteurs identifiés figure la promotion intensive des substituts du lait maternel, parfois présentés comme équivalents, voire supérieurs, à l'allaitement.
Or, le lait maternel constitue la référence biologique pour l'alimentation du nourrisson. Il apporte des bénéfices immunitaires, nutritionnels et affectifs largement documentés.
Face aux pratiques commerciales agressives des marques de PCN, les États membres de l'OMS adoptent en 1981 le Code international de commercialisation des substituts du lait maternel par la déclaration d’Innocenti.
Quel est l'objectif du Code ?
Le Code poursuit trois objectifs complémentaires :
- protéger et encourager l'allaitement maternel ;
- procurer aux nourrissons une alimentation sûre et adéquate ;
- assurer une utilisation correcte des substituts de lait maternel quand cela est nécessaire
Autrement dit, le Code ne remet pas en cause l'existence des préparations pour nourrissons. Il encadre leur commercialisation afin que leur utilisation réponde à un besoin réel, et non à une stratégie marketing.
Quels produits sont concernés ?
Le Code ne concerne pas uniquement les préparations pour nourrissons. Il s'applique notamment :
- aux substituts du lait maternel ; la catégorie la plus large : elle désigne tout aliment commercialisé (ou présenté d'une manière ou d'une autre) comme pouvant remplacer partiellement ou totalement le lait maternel, qu'il soit ou non réellement adapté à cet usage. C'est cette définition volontairement large qui permet au Code de ne pas se limiter aux seules boîtes de lait en poudre vendues en pharmacie ou en grande surface ;