Le microbiote : un allié qui se construit dès les premiers jours
Les oligosaccharides du lait humain jouent notamment un rôle de prébiotique qui stimulent la croissance et l'activité des "bonnes bactéries" qui a des effets positifs sur la santé. Le lait contient également des bactéries, notamment des bifidobactéries et des lactobacilles, qui peuvent participer à l’équilibre du microbiote intestinal.
Autrement dit, le lait maternel ne fait pas que nourrir : il contribue également à créer un environnement favorable au développement du microbiote du bébé.
Un véritable soutien pour les défenses immunitaires
Le lait maternel contient de nombreux composants qui participent à la protection de l’enfant contre les infections. On y retrouve notamment :
- des immunoglobulines ;
- de la lactoferrine ;
- certains acides gras ;
- différents facteurs biologiquement actifs.
Parmi eux, les IgA sécrétoires, ou immunoglobulines A, jouent un rôle particulièrement important.
Les IgA : une protection directement au niveau des muqueuses
Une attention toute particulière pour les Ig A sécrétoires (immunoglobulines A) qui sont fabriquées et stockées dans le sein et qui empêchent les bactéries ou virus de s'attacher aux membranes des cellules des muqueuses. Elles neutralisent les toxines microbiennes et augmentent l'excrétion des virus.
Et ce n’est pas tout !
Le lait humain contient également le complexe HAMLET (Human Alpha-lactalbumin Made Lethal to Tumor cells), une alliance unique entre une protéine du lait et un bon acide gras. Dans l'intestin du nourrisson, cette molécule agit comme un bouclier intelligent : elle s'infiltre spécifiquement dans les cellules anormales ou les bactéries pathogènes pour provoquer leur autodestruction, sans jamais toucher aux cellules saines du bébé. Ce mécanisme naturel, qui fascine la recherche médicale, complète l'action des IgA pour verrouiller la barrière intestinale. (4)
On retrouve aussi dans le lait maternel des composants anti-inflammatoires, notamment des antioxydants, des enzymes, des inhibiteurs de protéase, des facteurs de croissance et des cytokines.
Ces différents éléments participent à la régulation de la réponse inflammatoire et peuvent contribuer à limiter certaines lésions tissulaires lors de pathologies, notamment chez les nouveau-nés particulièrement vulnérables (comme c'est le cas par exemple dans l’entérocolite ulcéro-nécrosante).
Les bénéfices peuvent-ils aller au-delà des premiers mois ?