Pourquoi un tel écart avec les pratiques actuelles ?
La différence est de taille entre l'allaitement classique de la France (°°°°) et l'allaitement que l'on peut appeler physiologique. Quels sont les facteurs qui peuvent expliquer ce gouffre entre le besoin humain et la réalisation ?
La pression sociale joue probablement un rôle important. Nous vivons dans une société où certaines normes culturelles influencent fortement la perception de l'allaitement, en particulier lorsqu'il se prolonge au-delà de la première année.
Et même si la mère allaitante du bébé de plus d'un an arrive à passer outre la pression de son entourage, la pression gustative que subit le bambin risque bien d'être déterminante. Dès que l'enfant découvre les aliments consommés autour de lui, notamment les produits très sucrés ou très salés, l'attrait pour le lait maternel peut diminuer. Cette évolution est parfois vécue avec émotion par les mères qui souhaitent poursuivre l'allaitement plus longtemps.
Allaiter plus de 3-4 mois : un choix encore peu courant
Dans notre société, allaiter plusieurs années peut parfois sembler exceptionnel. Pourtant, il est intéressant de garder à l’esprit que c'est grâce à cet allaitement prolongé que l'humanité s'est construite dans un contexte où la vie devait être moins confortable que celle d'aujourd'hui.
S'informer sur les besoins physiologiques du bébé permet à chaque famille de faire ses choix en connaissance de cause.
Et lorsque certaines mères choisissent d'écouter leur rythme, celui de leur enfant et leurs propres aspirations, elles méritent avant tout d'être soutenues et respectées dans leur parcours d'allaitement.